[ Comme quoi. ] " Stone le monde est stone, je cherche le soleil au milieu de la nuit, j'sais pas si c'est la Terre qui tourne à l'envers ou bien si c'est moi qui m'fait du cinéma, qui m'fait mon cinéma...J'ai plus envie d'me battre, j'ai plus envie d'courir, comme tous ces automates, qui batissent des empires que le vent peut détruire comme des chateaux de cartes...Stone, le monde est stone, je cherche le soleil au milieu de ma nuit...Laissez moi me débattre, venez pas m'secourir, venez plutôt m'abattre pour m'empêcher d'souffrir. J'ai la tête qui éclate, ô j'voudrais seulement dormir, m'étendre sur l'asphalte et me laisser mourir. Stone, le mone est stone... "

[ Comme quoi. ]  " Stone le monde est stone, je cherche le soleil au milieu de la nuit, j'sais pas si c'est la Terre qui tourne à l'envers ou bien si c'est moi qui m'fait du cinéma, qui m'fait mon cinéma...J'ai plus envie d'me battre, j'ai plus envie d'courir, comme tous ces automates, qui batissent des empires que le vent peut détruire comme des chateaux de cartes...Stone, le monde est stone, je cherche le soleil au milieu de ma nuit...Laissez moi me débattre, venez pas m'secourir, venez plutôt m'abattre pour m'empêcher d'souffrir. J'ai la tête qui éclate, ô j'voudrais seulement dormir, m'étendre sur l'asphalte et me laisser mourir. Stone, le mone est stone... "

Debout dans la nef, le jeune garçon cherchait à comprendre par quels ressorts invisibles, l'âme humaine pouvait ainsi se détraquer. Comment l'être humain était-il capable de telles atrocités, pourquoi elles lui collaient tant à la peau, où, dans quelles limbes perdues du cerveau, s'égarait l'âme des monstres qui frappait, chaque jour, leurs semblables ?
Par quel miracle, et il ne croyait pas à ces derniers, avait-il été épargné, il n'en savait rien. Par quel malheur, et force était de constater que ceux-ci étaient bien réels, ce gosses blond de même pas 10 ans, là, un mètre plus en avant, avait-il eu la tête éclatée sous l'impact de la bille de plomb de calibre 9mm, ça il ne le savait que trop bien. Du moins en connaissait-il la cause immédiate. Mais la première ? Quelle cause première, tout en haut de la chaîne, au mal sur Terre ?
Le lieux se prêtait ironiquement à la réponse déjà toute trouvée à la question. Mais le jeune garçon, surtout lui, n'accordait aucun crédit à la jalousie de Caïn. Pas plus qu'aux prières que les quelques rares survivants de la fusillades, scandaient comme de frêles boucliers fasse à la déflagration tonitruantes des machines de morts qui venaient tout juste d'exploser le silence sacré de la belle église parisienne. Un sacré comble...
La garçon s'avançat dans les débris. Une demi-douzaine de M4, deux ou trois kalashnikov, quelques Sig Sauer et une grenade font toujours quelques dégâts. D'accord lui non plus n'aimait pas la messe mais...on en revenait irrémédiablement à la première question.
Autour de l'adolescent, tout n'était plus que poussière, sang et plaintes déchirantes, arrachées à la gorge des quelques survivants pourtant déjà brisés. Aucune lueur d'espoir ne tombait des cieux, aucune voix chaleureuse et réconfortante ne descendait des nuages, aucun messie ne poussa les lourdes portes en chêne massif. Aucun des fanatiques ne revint non plus. Peut-être fallait-il le voir ici, le signe divin. En d'autres circonstances il y aurait eu de quoi sourire d'une telle connerie. En l'instant présent, ce ne furent que des larmes qui inondèrent les yeux du gamin. Et elles ne lui apportèrent aucune réponse...
Juste une certitude.

# Posté le mardi 09 septembre 2008 09:31

[ Il m'a dit ça comme quand c'est vrai, il m'a dit ça de mon plein gré, avec un sourire qui pleure, comme quand les coeurs n'sont pas à l'heure. J'me suis sentit con ce jour-là, de pas savoir répondre à ça... " ]

[ Il m'a dit ça comme quand c'est vrai, il m'a dit ça de mon plein gré, avec un sourire qui pleure, comme quand les coeurs n'sont pas à l'heure. J'me suis sentit con ce jour-là, de pas savoir répondre à ça... " ]
" Je criais, je criais. Je criais et je criais encore. Je pleurais, tu dormais. Putain mais qui ne dors pas ? Je hurlais, je hurlais mais vous rêviez. Putain mais qui ne cauchemarde pas ? Tout mélangé, tout secoué, tout écorché. Tout écorché, je hurlais. Tout écorché, je haïssais. Tout écorché, je me perdais. Putain mais qui sais où l'on va ? "






" Celui du dessus est p'têtre le dernier. Probable, comme ça l'était déjà pour celui d'avant. Tu vois, c'est là tout le vertige de la vie : on sait pas. On disait...vampire ou pas ? Ha...Quand tu sais même pas où tu vas, laisse moi rire si tu peux m'affirmer qu'ils ne sont pas derrière toi. Que je ne suis pas...derrière toi. "

# Posté le mardi 12 août 2008 13:11

Modifié le mardi 12 août 2008 13:41

[ " Chaque jour le pêché est plus profond dans ton coeur, Des âmes hurlantes, de plus en plus profond... Viens dans ma vie, un couteau sur ma peau, Mais tu peux...jamais mourir...jamais mourir... " ]

[ " Chaque jour le pêché est plus profond dans ton coeur, Des âmes hurlantes, de plus en plus profond... Viens dans ma vie, un couteau sur ma peau, Mais tu peux...jamais mourir...jamais mourir... " ]

Que penseriez-vous si je vous disais qu'être vampire est la pire croix qu'un être vivant puisse porter ?
Probablement, dans un premier temps, que j'ai beaucoup d'humour.
Mais sans vous arrêter à cette première constatation ? Je veux dire, vous qui en avait encore une, au plus profond de votre âme, qu'en pensez-vous ?
Que nous n'existons pas, je le sais. Mais poussez la réflexion plus loin, attendez la nuit, éteignez toutes les lumières, demeurez seul, terriblement seul, en pleine pénombre et écoutez le bruit du silence. N'entendez-vous pas tous ces sourds cris de souffrances ? Ils percent les ténèbres, traversent les âges, dépassent les hommes. Ce sont les nôtres.
La simple flamme au fond de mes yeux suffirait à vous faire accepter notre existence. A vrai dire, elle suffirait même à vous jeter sous le premier train qui passe si je le souhaitais. Je sais, à nouveau, ce que vous pensez.
Si je veux entrer chez vous il faut d'abord que vous m'y invitiez. Sans cette formalité il m'est impossible de vous atteindre. Je suis ravi que vous en arriviez là. D'abord je vois que vous connaissez bien votre sujet. Ensuite je remarque que vous êtes en passe d'accepter mon existence puisque vous passez du refus au refuge.
Seulement faites moi confiance, encore une fois, cette même flamme, au fond de mes yeux, suffira amplement à vous convaincre d'ouvrir vos volets pour me laisser entrer.
Mais ne nous égarons pas. Je ne suis pas ici pour vous menacer. Je vous questionnais seulement. Je vous questionnais sur vos préjugés quant à nous autres, vampires.
Oui je sais, encore. Epargnez moi tous vos clichés, pourtant pour la plupart véridiques, tels que le voyageur perdu et sans âmes venu du fin fond de l'Europe de l'est, le sinistre château, l'effroi des gousses d'ail, crucifix, eau bénite et autres stupides prières psalmodiées telles des incantations suprêmes.
Je ne suis pas ici pour vous parlez de Lord Dracula ou de Van Helsing. Ni même d'une imposante muraille perdu quelque part en Tanzanie.
Je veux simplement que vous compreniez, que l'Humanité comprenne quel est le fardeau des vampires. Avant de faire de nous des monstres assoiffés de sang, même s'il faut vous concéder que c'est plus ou moins le cas, questionnez-vous deux minutes sur notre nature.
Ecoutez encore nos terribles cris d'agonie, froids et métalliques. L'errance de l'âme n'a rien d'enviable.
Parce qu'en matière de monstres, pardonnez mon franc parlé mais, vous en connaissez un rayon. Des siècles de galère sur cette Terre minable, des nuits de lectures, des soirées, des réceptions mondaines, d'une époque à une autre, jusqu'à aujourd'hui, j'ai appris à appréhendez tous les ressorts de l'âme humaine. Et croyez moi cher, très cher ami, si nous sommes assoiffés de sang, c'est que nous ne pouvons faire autrement nous. Contrairement à vous autres...
J'ai rencontré une jeune fille charmante hier soir. Drôle, pétillante, intelligente et certainement plus belle que la grande majorité de toutes celles qui m'eut été donné de rencontrer. Je ne voulais pas percer sa jugulaire. Je ne voulais pas noyer le turquoise de sa robe sous un flot de sang vermeil. Je ne voulais pas voir le déception dans l'émeraude de ses yeux. Mais avant de nous juger, mon cher, mon très cher ami, sachez que lorsque l'on est vampire, vouloir ne veux plus rien dire.




Enfin...Assez parlez de moi...
Vous...Quel est votre groupe sanguin déjà ?

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 05:46

[ What if God was one of us ? ] Bang Bang. ]

[ What if God was one of us ? ] Bang Bang. ]
" Pars. Cours. "

Vite et loin.

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 08:55